Business, Food & Drink

La Promotrice Rose Désirée Zé Méka de « Someba Foods » répond aux questions de Africa Business Café

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AFRICA BUSINESS CAFÉ : RUBRIQUE/ Paroles aux jeunes

Interview de l’entrepreneur

L’entrepreneuriat aujourd’hui est une option envisagée par beaucoup de jeunes et pas seulement, car être entrepreneur est un état d’esprit. Afin de promouvoir les initiatives et encourager ceux qui hésitent à se lancer, quoi de plus que de profiter des exemples. C’est pourquoi l’entrepreneuriat a pris ses quartiers sur ABC TV. Sur ce, nous avons aujourd’hui UN ou UNE entrepreneure qui a osé. Connaître ses motivations, craintes, et challenges peuvent être pour vous, une source d’inspiration. Vous trouverez son profil et toutes ses infos sur www.africabusinesscafe.com

ABC : Alors nous allons laisser notre invitée se présenter. Bonjour !

Invitée : Bonjour, je m’appelle Rose Désirée Zé Méka, et je suis la promotrice de Someba foods et le produit que nous avons présentement sur le marché s’appelle Naturally Good Syrup.

ABC : et quel est votre background à la base ?

Invitée : Alors…mon background, j’ai une Licence en Sciences politiques et développement international, j’ai une licence en travail social, et puis une maîtrise en Leadership et administration des services sociaux.

ABC : c’est beaucoup de social…pourquoi avoir décidé d’entreprendre dans ce domaine-là ?

Invitée : effectivement, mon premier choix de carrière est basé sur beaucoup plus de social par contre je faisais du management et développement des services sociaux… la gestion de personnel. Et sur le côté, j’ai été sur différents projets que j’ai voulu poursuivre. Lorsque j’ai finalement fais le saut dans l’entrepreneuriat à 100%, ça a été une belle transition parce qu’il y a des aptitudes que j’ai pu transférer justement.

ABC : Comment commence cette aventure de Naturally Good Syrup ?

Invitée : Alors…à la base j’étais au Canada pendant de nombreuses années avec mon conjoint, et lorsqu’on revient ici, on a vu beaucoup d’opportunités et c’est vrai que ça été nourrit par les nombreux voyages qu’on a fait, et puis l’intérêt pour nous était de voir comment valoriser les produits locaux, comment mener un nouveau produit sur le marché. Et moi à la base j’avais un intérêt pour tout ce qui était bio… mieux s’alimenter.., et lorsque je suis rentrée ça a été un vivrier, je voyais beaucoup d’opportunités partout. Sauf qu’il fallait commencer avec un projet et ça a été de commencer avec les sirops qui peuvent se conserver plus longtemps que les jus naturels, et chercher une large clientèle si je puis dire.

ABC : quels ont été les grosses difficultés au début et quelles sont-elles aujourd’hui ?

Invitée : aah !!Au début je dirais au niveau administratif, parce que ce n’est pas toujours qu’on peut aller sur un site internet et savoir quelles sont les différentes étapes pour mener à bien telle ou telle activité. Ça été beaucoup de recherche, beaucoup de rencontres, de try and learn. Ça a été aussi au niveau de la matière première, pouvoir trouver les matériaux dont on avait besoin, les bonnes personnes qui nous donneraient la matière. C’était aussi au niveau des ressources humaines, pouvoir former cette équipe initiale qui croyait en le projet avec lesquels on pouvait construire quelque chose qui s’inscrirait dans la pérennité.

ABC : je pense qu’être entrepreneur n’est pas une décision facile, en quoi devenir entrepreneure à affecter votre vie privée ou de famille par exemple ?

Invitée : Euhh !! Dans le sens où ça demande énormément de travail, c’est un dévouement quotidien, c’est s’investir, on ne compte pas les heures, les jours, on ne connait plus la notion de weekend, samedi, dimanche devient une journée comme les autres. Ça demande de recadrer les priorités. C’est certain qu’au niveau de la vie de famille ça affecte.

ABC : Vous êtes-vous dit à un moment, cette affaire…ça ne pourrait pas marcher ?

Invitée : rires…ce n’est pas évident. Mais il faut pouvoir prendre ces quelques minutes quand on est abattu, reprendre un élan et y croire. Lorsqu’on a commencé cette aventure mon conjoint et moi, on savait que ce ne serait pas facile, donc on s’est dit qu’on ne va pas abandonner au premier signe de découragement. Mais de reconnaitre qu’en persévérant, on va ouvrir des portes, pousser des murs, et c’est cela qui me motive justement.

Petit moment de dégustation, Naturally Good Syrup !!! Le sirop aux saveurs naturelles !! Pas mal le design, tellement de variétés. Foléré (oseille)– mangue – pamplemousse – orange – ananas – coco – pastèque et plus encore. Je l’ai testé pour vous, c’est trop bon ! On a les étoiles pleins les yeux pour est une amoureuse des sirops comme moi, les jeux de mélanges et la folie sur le palais. On l’utilise aussi en pâtisserie et même pour agrémenter nos jus faits maison, et pour les enfants, quoi de mieux un produit axé sur le naturel. La Bouteille d’1l à 3500Fcfa, je m’en prends une de suite. Vous en trouverez en grande surface ou retrouvez l’entreprise sur www.africabusinesscafe.com    

Revenons…

ABC : Quel a été votre plus grand challenge jusqu’ici ?

Invitée : Le plus gros challenge….en fait c’est de réaliser qu’on a mis un produit sur le marché que les gens apprécient, maintenant en tant que petite structure c’est de pouvoir maximiser les ressources et aller retrouver le public. S’assurer qu’avec le petit budget, on est en mesure d’avoir le plus grand impact…Convaincre finalement d’essayer le produit.

ABC : Depuis combien de temps l’entreprise existe-t-elle au fait?

Invitée : Novembre 2016

ABC : Combien d’employés compte l’entreprise ?

Invitée : En ce moment on a 6 employés, des commerciaux, du personnel de production et puis moi.

ABC : Comment réussissez-vous à générer de la clientèle ? Quelle est votre stratégie ?

Invitée : On essaie d’être très présent sur les réseaux sociaux, c’est une façon d’aller rejoindre notre clientèle qui est très exigeante et connectée. On est dans l’agroalimentaire, alors on essaie de passer par le visuel, de montrer les différentes façons d’utiliser le produit. Ce qui est intéressant avec les sirops c’est qu’ils peuvent être utilisés à la fois en pâtisserie, cocktails…On va aussi à la rencontre des consommateurs lors des foires, salons, on est présent en grande surface…

ABC : Dans cette rubrique « Paroles aux jeunes » d’ABC, on a un petit rituel « le propre de l’entrepreneur »,

Alors 3 critères selon vous que devrait avoir un bon entrepreneur ?

Invitée : sourires…alors…l’humilité, très important car il y a beaucoup de pertes, des leçons qui coûtent très chères au début qui sont parfois même nécessaires. C’est important de traiter les collaborateurs avec énormément de respect, donc je dirais l’humilité en premier. Le deuxième est d’avoir une vision et d’y croireet puis la troisième chose …est d’être curieux, les opportunités viennent de partout, on ne sait pas quel partenariat on va pouvoir nouer, c’est vraiment une curiosité au sens très large, on ne sait pas tout et le marché va nous apporter quelque chose, pouvoir saisir des opportunités et les faire nôtres pour avancer.

ABC : En tant que chef d’entreprise de Someba foods, quel est le rituel d’une journée type ?

Invitée : Alors…comment est-ce qu’on commence la journée …..Une réunion d’équipe,  où tout le monde est convié, l’idée est que le commercial partage son feedback des clients, l’équipe de production peut participer à des salons parfois, l’objectif est d’avoir une vision 360, et que chacun ne soit pas centré que sur soi, savoir ce qui se passe. Parler très ouvertement des finances, comment se font les dépenses et sur quoi investir.

ABC : Pourquoi avoir décidé de revenir au Cameroun ? Vu que beaucoup de jeunes trouvent que les conditions sont difficiles ici et projettent plutôt de partir

Invitée : Aaah !! c’est une très bonne question. Je dirais qu’en termes de défi, on a eu cette possibilité quand on était au Canada, de s’accomplir professionnellement, mais il y avait ce côté de vouloir réaliser autre chose. Et ce qui nous motivait était l’envie de rentrer et nous reconnecter avec une réalité qu’on avait laissé. C’était très intriguant de savoir que l’Afrique a beaucoup d’attraits, ces différents pays qui ont intérêt pour l’Afrique, pour le Cameroun. Et en tant que mère de jeunes enfants, c’était très important qu’ils aient cette fierté, de savoir que le Cameroun ce n’est pas juste un endroit où aller passer les vacances, c’est un pays qui bouge, qu’il y a de très belles choses, qu’ils se sentent camerounais.

ABC : Qu’auriez-vous fait d’autre à la place de ce projet ?

Invitée : Là…je ne sais vraiment pas. J’ai toujours aimé bien manger, avoir des options, et l’idée d’offrir des options aux consommateurs ici au Cameroun est une immense fierté pour moi. J’adore ce côté créatif. Comme là, on vient de développer un sirop tamarin, et la particularité c’est qu’on peut les mélanger… Par exemple gingembre-tamarin et puis rajouter la noix de coco. Donc faire autre chose je ne sais pas. Rires…

ABC : Donc ça a été un plaisir. Merci d’avoir partagé ce moment.

Entreprenons et Avançons ensemble pour le Développement et la Réussite de tous!

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